L’agroforesterie, un projet pilote à la ferme Daul/Boime à Pfettisheim

À Pfettisheim, Dominique Daul et ses associés, agriculteurs engagés, ont décidé d’intégrer l’agroforesterie à leur exploitation.

Leur ferme est spécialisée dans l’élevage bovin et les grandes cultures. En plus de cette activité, ils gèrent une pension pour chevaux, qui accueille huit équidés, ainsi qu’une coopérative de partage de matériel agricole réunissant une quinzaine d’exploitants. La ferme fonctionne en collectif avec d’autres agriculteurs.

 

Pour eux, travailler en collectif est une vraie force : « Déjà, tu n’es pas tout seul. Il y a toujours quelqu’un qui a une bonne idée ou qui te soutient dans les moments de doute. On avance ensemble. »

 

Leur objectif aujourd’hui ? Trouver un équilibre entre production agricole et respect de l’environnement grâce à l’agroforesterie. Ce projet pilote est une expérimentation qui pourrait bien inspirer d’autres agriculteurs du territoire.

    1. Une ferme familiale ancrée dans le territoire

La ferme Daul/Boime est une exploitation familiale qui existe depuis plusieurs générations. Dominique Daul et ses associés ont grandi au milieu des cultures et cherchent depuis plusieurs années à innover pour s’adapter aux évolutions du monde agricole.

 

« On veut continuer à cultiver la terre, mais en prenant mieux en compte l’environnement », expliquent-ils. C’est dans cette optique qu’ils se sont tournés vers l’agroforesterie.

    1. L’agroforesterie, c’est quoi ?

L’agroforesterie consiste à associer des arbres, arbustes et haies aux cultures ou à l’élevage sur une même parcelle. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, qui favorise les grandes surfaces dégagées, cette approche mise sur la diversité pour améliorer la santé des sols et préserver la biodiversité.

 

Cette technique permet notamment de :

 

  • Réduire l’érosion des sols grâce aux racines des arbres qui les stabilisent,
  • Améliorer la rétention d’eau et limiter les effets des sécheresses,
  • Apporter de l’ombre aux cultures et aux animaux, réduisant ainsi les stress thermiques,
  • Favoriser la biodiversité en offrant un habitat naturel à de nombreuses espèces.

 

« Planter des arbres dans nos champs permet de garder plus d’humidité et d’offrir un refuge à de nombreuses espèces », expliquent Dominique Daul et ses associés. « C’est aussi une façon d’adapter notre exploitation aux changements climatiques. »

 

Sur leur ferme, ils ont choisi différentes espèces adaptées au climat alsacien : chênes, érables champêtres et arbres fruitiers. « Il faut bien choisir les essences pour qu’elles s’intègrent aux cultures et apportent un vrai bénéfice », précisent-ils.

    1. Les bienfaits pour l’environnement et la biodiversité

Les arbres jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique. Leurs racines profondes améliorent la structure du sol, retiennent l’eau et limitent la sécheresse. Leurs feuilles, en se décomposant, enrichissent la terre en nutriments essentiels.

 

« Les arbres attirent aussi des insectes et des oiseaux qui nous aident naturellement à lutter contre certains parasites », ajoutent-ils. Moins besoin de traitements chimiques, plus de biodiversité : tout le monde y gagne.

 

En diversifiant les cultures et les écosystèmes, l’agroforesterie réduit la vulnérabilité aux maladies et aux ravageurs. « Avec une monoculture, si une maladie arrive, elle peut tout ravager. En mélangeant les cultures et en intégrant des arbres, on réduit considérablement ce risque », soulignent-ils.

 

L’agroforesterie offre aussi un atout économique. À long terme, elle permet de réduire les coûts liés à l’entretien des sols et à l’achat de pesticides, tout en garantissant des rendements plus stables. Les haies et bosquets peuvent également produire du bois pour le chauffage ou le paillage.

 

« On investit pour l’avenir, pas seulement pour nous, mais pour les générations futures », insistent-ils.

    1. Un projet pilote soutenu par la Communauté de Communes du Kochersberg

Pour mener à bien ce projet pilote, Dominique Daul et ses associés ont bénéficié du soutien de la communauté de communes. Cette aide leur a permis d’acquérir les arbres et d’obtenir des conseils techniques pour leur intégration dans les cultures.

 

« C’est important d’avoir du soutien, car ces projets demandent du temps et des investissements. Avec l’appui de la communauté de communes, on peut avancer plus sereinement », expliquent-ils.

 

En plus du soutien financier, la communauté de communes accompagne les agriculteurs dans la mise en place de pratiques plus respectueuses de l’environnement. L’objectif est de faire du territoire un exemple en matière de développement durable.

    1. Un projet qui s’inscrit dans l’avenir

Dominique Daul et ses associés ne veulent pas seulement appliquer l’agroforesterie sur leur ferme. Ils espèrent que d’autres agriculteurs du territoire s’y intéresseront et s’y mettront à leur tour.

« Il faut repenser notre manière de produire. L’agroforesterie est une solution qui permet de préserver nos terres tout en continuant à cultiver », affirment-ils.

 

Ils collaborent avec d’autres agriculteurs et associations pour échanger sur les bonnes pratiques et sur les aides disponibles pour financer ces projets. Selon eux, c’est en partageant les expériences et en s’inspirant des réussites des uns et des autres que l’agriculture pourra évoluer vers un modèle plus durable.

 

Ce modèle pourrait aussi s’étendre à d’autres secteurs, comme la viticulture ou le maraîchage, où l’intégration d’arbres peut améliorer la résilience des cultures face aux aléas climatiques.

« On est au début d’un changement profond, mais nous sommes convaincus que dans quelques années, l’agroforesterie sera une pratique courante », affirment-ils.

    1. Partager et sensibiliser le public

Dominique Daul et ses associés veulent aussi faire découvrir l’agroforesterie aux habitants du territoire. Ils organisent des visites en été avec l’Office de Tourisme et des journées découvertes pour expliquer leur projet.

 

« Beaucoup de gens ne connaissent pas ce modèle agricole. Leur montrer concrètement comment ça fonctionne, c’est important », soulignent-ils.

Des ateliers et rencontres sont aussi prévus pour sensibiliser petits et grands à l’importance de préserver nos sols et notre biodiversité.

    1. Une initiative à suivre de près

Le projet pilote de Dominique Daul et ses associés est un bel exemple de transition vers une agriculture plus durable. Leur engagement montre que l’on peut allier production et respect de l’environnement.

 

Dans les mois à venir, ils continueront à observer les résultats sur leurs cultures avec l’aide de la chambre d’agriculture. Une belle aventure qui mérite d’être suivie de près !

 

L’Office de Tourisme Le Beau Jardin vous tiendra informés des avancées de cette initiative et d’autres projets durables du territoire. Restez connectés pour en savoir plus !

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